Description
Le premier mot qui vient à l’esprit en général lorsque l’on rencontre Azikiwe (ah-ZEE-kee-weh) pour la première fois est « intimidant ». Grand, avec ses larges épaules et sa peau noire, il ne passe effectivement pas inaperçu et si les gens le fixent régulièrement derrière son dos, ils évitent autant que possible de croiser son regard.
S'il semble conserver l'énergie de la jeunesse, son corps est celui d'un homme fait et ayant an moins la trentaine. Sans être une boule de muscles et de nerfs, sa musculature est bien définie et transparait à travers ses vêtements lorsqu’il marche, étirant tantôt sa chemise au niveau des épaules, tendant parfois ses chausses au niveau de ses cuisses. Il ne semble pas non plus posséder la raideur ni la lourdeur propres aux brutes épaisses mais se déplace plutôt avec une certaine élégance et l'assurance de celui qui se sait en sécurité.
Bottes de cuir, chausses en laine et chemise de coton font sa tenue habituelle, ainsi qu’un long manteau bleu-gris à capuche lui arrivant presque aux genoux, pour les temps de pluie. Mais étant rarement engagé pour son joli minois et plus souvent pour ses capacités au combat, il est plus probable de le rencontrer équipé d’une armure de cuir clouté qui, si elle ne paye pas de mine, reste souple et solide à la fois.
Le fourreau d’une énorme épée est attaché à son dos ainsi qu’un carquois fermé contenant une poignée de flèches. Un sac à dos apparemment bien chargé maintient le tout plaqué contre son dos et un petit arc y est accroché. Enfin un petit couteau est attaché à sa large ceinture, mais ce n’est certainement pas cette arme que ses adversaires auront le plus à craindre.
Ses longs cheveux noirs sont tressés de façon exotique et sont le plus souvent attachés haut à l’arrière de sa tête à l’aide d’un mouchoir coloré, formant une sorte de pêle-mêle chevelu rappelant vaguement une plante touffue. Il laisse pousser sa barbe et sa moustache, les taillant tout de même assez court. Un curieux triangle bleu pointant vers le bas est tatoué sur son front mais ce n’est pas l’aspect le plus remarquable de son visage qui est sans doute ses yeux, aussi noirs que le charbon. Un second tatouage du même bleu que le premier recouvre tout son avant-bras gauche, remontant à certains endroits, tels de minces filaments, jusqu’à l’épaule. Ce tatouage évidement plus complexe représente un labyrinthe sans entrée ni sortie, pour peu qu’on se donne le mal de les chercher.
Personnalité
Si aux premiers abords Azikiwe est imposant et ne semble pas très aimable, il suffit de partager avec lui un repas autour d’une table d’auberge ou d’un feu de camp pour découvrir son sourire bon enfant, sa voix aux tonalités chaudes des pays du sud et sa joie de vivre simple. Proposez-lui en plus de cela de le payer pour un quelconque travail et vous le tiendrez alors au creux de votre main.
Azikiwe aime se battre. C’est un des rares enseignements de son adolescence qu’il ait réellement retenu et entretenu et il voit chaque combat comme une façon de montrer ce qu’il vaut et ce qu’il a appris, tant à ceux qui l’entourent qu’à son dieu. Dans un combat sérieux, il met tout en oeuvre pour gagner, mettant toute sa force dans ses coups au point parfois de briser les armes de ses adversaires en morceaux. Bien entendu, il ne dit jamais non à une bagarre de taverne dans laquelle il s’amuse alors comme un fou.
Sa philosophie est celle qu’on lui a enseigné à laquelle s’ajoutent ses expériences personnelles : Ubtao met son peuple à l’épreuve chaque jour dans le labyrinthe qu’est leur vie et chacun doit vaincre les obstacles qui lui sont présentés et continuer à aller de l’avant quoi qu’il arrive pour un jour trouver le cœur du labyrinthe et gagner ainsi sa place au paradis, aux cotés d’Ubtao.