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FroloX
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Village de Cormaeryn
Non content de se retrouver à la rue, les envoyés de l'Ordre des Mages d'Eauprofonde se voyaient confié la responsabilité de retrouver les petites disparues de Cormaeryn. Pris de court, ils semblaient néanmoins disposés à se rendre utile, faute de mieux. Pourtant, leurs montures n'avaient pas leur place dans la chasse menée initialement par le dénommé Quarion.
Ainsi, le trio se dirigea vers une large bâtisse à encorbellement qu'ils identifièrent rapidement comme la ferme-auberge désignée par la lieutenant. Cette construction à étage, rare dans ce petit village qui devait compter deux cents habitants tout au plus, était équipée d'un long et large conduit de cheminé. Un écriteau confirma leur intuition et le propriétaire sortit même d'un vestibule ouvert sur l'extérieur, pour les accueillir.
Le visage à moitié mangé par une longue barbe brune et des cheveux hirsutes, il se présenta comme étant Alexandre, le propriétaire de l'établissement. Il avait entendu l'échange avec Dame Maëlyn d'Azur et se proposait de mettre leur montures à l'écurie, en attendant qu'ils viennent réserver leurs chambres... Pour les remercier de leur aide.
En quelques minutes, les chevaux furent libérés du poids de leur cavalier, nourriture et boisson à disposition. Le rôdeur n'eût presque pas à les attendre avant de se remettre en chasse.
Habitué, celui-ci mena leur troupe à travers les fourrés pour rejoindre le ruisseau auprès duquel il avait passé la nuit.
Pourtant, malgré leur bonne volonté, les recherches ne donnèrent rien ! La trombe d'eau de la nuit dernière avait raviné la terre et lavé les plantes, cachant plus sûrement le passage de la bête que je l'aurai fait la magie druidique...
Ils constataient leur impuissance lorsqu'une petite voix les firent se retourner tout à coup, découvrant la silhouette d'un petit garçon d'une dizaine d'années tout au plus et que Quarion identifia aussitôt comme étant le petit Mathieu...
- Vous cher... Chez ma sœur ? Bredouilla-il en fixant ses pieds avec insistance.
Nord-est de Cormaeryn, au delà du domaine des Plunkett
Du haut de son perchoir, Beurk menait sa mission avec le plus grand sérieux. Ainsi, lorsqu'ils croisèrent un couple de cueilleurs de champion, ses grognements menaçants les fit fuir avant qu'ils ne soit au niveau du carosse. Plus tard, c'est un paysan qui avait eu la mauvaise idée de laisser son ouvrage pour les regarder passer, qui attira ses foudres. Le pauvre homme plongea sa fourche dans le foin avec une ardeur redoublée, n'osant relever la tête que bien après qu'ils aient disparu à l'horizon.
A ce rythme, le voyage allait être long !
- Tu sais, c'est plutôt calme dans le coin... Se risqua le cocher à son imposant voisin.
Beurk fut surpris malgré lui de la réplique, car c'était la première fois que l'homme lui parlait.
Près de Zelbross ?
Binsabil entendit et sentit avant de voir... Un feu de camp qui crépite doucement, le hululement d'une chouette, l'odeur de graisse brûlée coulant d'un morceau de viande qui cuit tranquillement au dessus des flammes... Et ce mal de crâne lancinant.
Il ouvrit à demi les yeux, constatant qu'il faisait nuit. Dans un réflexe, il porta sa main à l'arrière de son crâne, là où on l'avait assommé... Il n'y avait pas de plaie, comme s'il avait rêvé l'odeur de son propre sang. Ou alors si, du sang séché. Combien de temps s'était écoulé depuis ce moment là ? Où était-il ?
Avant qu'il ne puisse tenter de se redresser, une voix féminine mi-autoritaire, mi-coupable résonna de derrière le feu.
- Désolé pour ça... Disait-elle.
" Je vous ai pris pour un agent des Zentharims.
Éclairée par la danse langoureuse des flammes, il discerna la silhouette d'une jeune guerrière humaine aux cheveux d'argent. Ses traits fins juraient avec la puissance tranquille qu'elle dégageait.
Même perdu en Anauroch, il avait déjà entendu parler des légendaires sept soeurs, filles de Mystra. La description qu'on lui en avait fait ne rendait cependant pas grâce à cette dame...
- Dîtes moi, jeune bédouin, que signifie votre présence si loin des dunes de la mer de sable ? Reprit-elle avant que la langue du dit bédouin ne se délie.
Console R.P.
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